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La fessée en question
Alors que l’interdiction de la fessée est en passe de
devenir une réalité en Suisse, il semble nécessaire de
revenir sur cet acte qui fait partie des moeurs parentales
depuis que l’éducation en tant que telle existe,
et ce dans la plupart des cultures.
Pour comprendre l’impact de la fessée
sur le psychisme de l’enfant, il faut
l’aborder par le mécanisme de peur
qu’elle engendre. Parce que recevoir une fessée
fait mal et que cette douleur est la conséquence
d’un geste - plus ou moins - violent.
Or la peur – répétée - provoque un sentiment
d’insécurité chez l’individu, sentiment
amplifié lorsque l’enfant reçoit des fessées
successives sans raisons jamais clairement évoquées.
L’enfant intègre alors le fait qu’il a fait
quelque chose de mal sans savoir quoi, et peut
transformer ce sentiment en «je suis quelqu’un
de mauvais et on me frappe parce que je le mérite
». Un enfant grandit avec la «valeur» qu’on
lui prête, et un enfant qui doute de sa valeur sera plus enclin à ne pas se soumettre aux règles
sociales en grandissant vu qu’il se sent en «dessous
» d’elles.
La valeur des exemples
L’éducation se fait tant par l’exemple que par
de respect.
n’éduque pas, contrairement
aux idées reçues... elle crée
une relation de crainte à la
hiérarchie et aux règles, mais
respect.
traumatisme pour l’enfant quand elle
est exemplaire. C’est pourquoi, il est
préférable d’envoyer l’enfant dans sa
chambre pour le laisser réfl échir à ce
que ce que tu as fait n’était pas bien. Est-ce que
tu comprends pourquoi? Est-ce que tu as déjà
penses-tu que maman ne le fait pas?». En montrant
l’exemple de gestion du confl it, l’enfant
gardera cette empreinte et l’appliquera à ses relations
futures. De fait, dialoguer permet aussi
entière,
et qu’on attend quelque chose de lui en
retour. On peut ainsi dire que le dialogue donne
à chacun un rôle, qu’il y a partage.
Une fessée à sens unique
La fessée est un acte à sens unique (je te frappe)
qui ne trouve pas écho chez l’enfant. Pour
pouvoir juger de la gravité de la réprimande
gestuelle, il est important de préciser deux
contextes bien distincts:
- Il y a d’abord la fessée comme unique moyen
d’expression de la colère de la part du parent.
Cela implique une régularité dans l’usage de
la violence et un manque de communication.
Ce premier contexte est grave pour le développement
de l’enfant. Premièrement, il y
a la gravité de l’exemple qui lui est donné.
Il y a de fortes chances qu’il réponde à son
tour par des coups dans son entourage et qu’il
grandisse dans l’insécurité et la douleur psychique.
Deuxièmement, au-delà d’un sentiment
de manque d’amour, il y a ici le risque
de confondre l’amour et la violence («je te
frappe parce que je t’aime»). Dans ce cas,
l’enfant va grandir et reproduire ce schéma
dans son environnement relationnel et sentimental.
- Ensuite, il y la fessée comme fait isolé en
réaction à une peur ou à un épuisement (par
exemple, un enfant perdu ou qui fait quelque
chose de dangereux).
Il arrive, en effet, à tout
parent de s’emporter, à cause de la fatigue, du
stress, car les parents restent avant tout des
êtres humains…
Les mots qui peuvent être prononcés sont
aussi violents que les gestes, et dans les deux
cas, l’important est de pouvoir s’excuser et
d’expliquer à l’enfant pourquoi c’est arrivé et
pourquoi on s’excuse. «Parce que maman était
très fatiguée et que quand elle t’a vu sur le bord
du trottoir elle a eu très peur pour toi», «Parfois,
quand on aime très fort et qu’on a peur pour
l’autre, on peut avoir des réactions excessives,
et je te demande pardon, tu es la prunelle de
mes yeux» ou encore «Ce n’était pas contre toi,
je n’aurais pas dû, papa est désolé». a
des-
Une punition reste toujours un
qu’il a fait et venir plus tard lui parler. «Tu as
mis papa très en colère tout à l’heure, parce
vu maman faire telle ou telle chose? Pourquoi
à l’enfant d’intégrer les règles, de les intérioriser
pour ensuite lui permettre de les appliquer
de lui-même à des situations similaires. Mais,
avant toute chose, dialoguer permet à l’enfant
de sentir qu’on lui donne une place à part en-
le dialogue, ceci afi n de créer un sentiment
La violence, quant à elle,
elle n’induit aucune forme de
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