Accouchement dans l’eau

Accouchement dans l’eau

L’accouchement dans l’eau est de plus en plus pratiqué en Suisse. Pour preuve, une majorité de cliniques et maternités proposent aujourd’hui des baignoires pour soulager les femmes durant leurs contractions.

L’effet de l’eau chaude

«Vous avez des contractions toutes les 12 minutes? Prenez un bon bain à 37 degrés et rappelez-nous si ça continue», s’entendent dire beaucoup de femmes lorsqu’elles appellent la maternité. L’eau a un effet antispasmodique et relaxe. Prendre un bain permet à la future maman de se détendre et d’être plus à l’écoute de son corps, avec une influence moindre du stress. C’est la raison pour laquelle de nombreuses maternités sont maintenant équipées d’une baignoire. Durant le travail précédant l’accouchement, l’eau chaude facilite également la dilatation du col et atténue les douleurs.

Accouchement dans l’eau

Sous le terme accouchement dans l’eau, se cachent plusieurs réalités. Généralement, en Suisse, la femme enceinte sort de l’eau au moment de l’accouchement pour permettre au personnel soignant de les manipuler, elle et son bébé, avec plus de facilité. Cependant, lorsqu’une femme émet le souhait de donner naissance dans l’eau, elle peut également le faire, si l’accouchement ne présente aucune difficulté. Le bébé sort alors dans un milieu familier avant d’être remonté tout doucement à la surface. Il attendra d’être à l’air pour respirer et ne court donc aucun risque d’asphyxie.

Afin d’apprécier un accouchement dans l’eau, une préparation aquatique dispensée par une sage-femme ou une doula est vivement conseillée. Elle débute généralement au cinquième mois de grossesse et permet d’envisager la naissance avec sérénité, d’apprendre à se relaxer et à bien respirer. C’est une préparation aussi bien psychologique que physique.

Michel Odent, grand pédiatre français, initiateur des salles d’accouchement «confortables» dans les maternités, déconseille pourtant aux parents de trop miser sur une naissance dans l’eau. Si ces naissances sont magnifiques, leur opportunité est rare et doit être examinée par le corps médical. Il est également difficile de prévoir ce dont on aura envie, ni la force des contractions. Ainsi, Manu garde un souvenir magnifique de son premier accouchement dans l’eau et reste surprise de sa réaction lors de la naissance de son deuxième enfant. Elle a alors ressenti le besoin de bouger, de marcher, et se sentait emprisonnée dans sa baignoire.

En pratique

Il est recommandé d’aller visiter les lieux de l’accouchement durant la grossesse, afin de se familiariser à l’environnement. Si une femme désire accoucher dans l’eau, elle doit s’assurer que ce voeu est compatible avec la philosophie de la maternité choisie. Il est également important de savoir qu’une péridurale ne peut pas être posée lors d’un accouchement dans l’eau.

En cas d’accouchement à la maison, il est nécessaire de se procurer une piscine d’accouchement (une baignoire traditionnelle est bien trop inconfortable et exiguë!). Plusieurs associations en proposent maintenant à la location.

Location de piscines d’accouchement:

•  A Genève: www.co-naitre.ch

•  En Suisse alémanique: www.freie-bildung.ch

Photo : Alcover Ruiz

Share