Avec ou sans péridurale?

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Future ou déjà maman, vous  avez déjà une petite idée de  la façon dont vous souhaitez  vivre l’aventure de votre  accouchement. Vous vous êtes renseignée sur les tenants et aboutissants et sur la gestion des différentes  étapes de la venue au monde  de votre bébé. Il ne vous reste plus qu’à vous décider en essayant de ne  pas être trop influencée. Concentrez-vous sur vos propres desideratas et faites votre choix.    

Yin ou Yang?   

Depuis la démocratisation de la  péridurale, son succès va crescendo. Il reste cependant entouré  d’un zeste de doute de la part de  certaines futures mamans. On y  retrouve pêle-mêle l’appréhension  de ne pas vivre pleinement son  accouchement, la crainte qu’elle  ne soit pas correctement posée ou  que cela ne se termine au bloc par  une césarienne. D’autant qu’il y  aura toujours une voisine qui se  fera un plaisir de vous raconter  l’histoire d’une péridurale manquée.  Ne partez pas tout de suite  en courant, car si le risque zéro  n’existe pas, cette anesthésie locorégionale  est aujourd’hui une technique  qui a fait ses preuves, dont  les effets secondaires sont faibles  et maîtrisés par le corps médical.  Les plus fréquemment cités sont  une baisse de la tension, l’absence  d’effet ou l’efficacité sur un seul  côté (latéralisation) ainsi que des  maux de tête qui peuvent durer  de quelques jours à quelques mois.  Quant au risque angoissant de paralysie  médullaire (paraplégie), il  est anecdotique. Voilà pour le côté obscur de la péridurale. Rassurezvous: elle ne serait tout de même  pas si populaire si elle ne présentait  pas des avantages certains, dont  une atténuation très nette de la  douleur, jusqu’à son absence totale  au moment de l’accouchement.  D’autant qu’il est aujourd’hui  possible de contrôler le dosage de  façon à ce que vous puissiez conserver  vos capacités de mouvements  et celles de pousser au moment de  l’expulsion du bébé. 

Un choix éclairé

 «80% des femmes accouchent  sous péridurale», nous explique  le Docteur Guy Haller, médecin  anesthésiste, adjoint agrégé de  l’unité d’obstétrique de l’hôpital  de Genève. «Sachant que sur 4000  accouchements effectués dans  notre ville, seule une dizaine relève  d’une absence d’anesthésie due à  une contre-indication absolue. En  dehors du refus catégorique de la  patiente, d’une infection généralisée,  des problèmes neurologiques  déjà en place ou de troubles de la  coagulation, la péridurale peut être  posée pour toute maman en exprimant  la demande», nous informe le  spécialiste. Et ce jusqu’à dilatation  complète, sauf si le bébé est engagé  vers la sortie. «Plus elle est posée tôt, plus les mamans en profitent»,  rajoute t-il. Comme en témoigne  Irène, 9 cm de dilatation et une  furieuse envie de mordre tout le  monde avant qu’elle n’ait droit à  «sa» péridurale et à l’arrivée dans la  foulée, d’une Emeline bien pressée  de rencontrer ses parents.  Puisque l’on possède les outils  pour traverser plus ou moins sereinement  ce moment si important  de la maternité, alors pourquoi  prendre la peine de souffrir? Les  raisons sont multiples et, si elles ne  sont pas forcément objectives, elles  sont en tout les cas personnelles et  recevables. 

Vous avez dit sans douleur?

Un tas de facteurs entrent en ligne  de compte, à commencer par la  douleur, qui est un phénomène  biologique induisant une sensation  propre à chaque individu. Si  le seuil ou la limite de résistance à  la souffrance varie d’une personne  à une autre, le type de douleur aussi.  Vous ne réagirez pas de la même  façon que votre copine à un doigt  obscur de la péridurale. Rassurezvous:  elle ne serait tout de même  pas si populaire si elle ne présentait  pas des avantages certains, dont  une atténuation très nette de la  douleur, jusqu’à son absence totale  au moment de l’accouchement.  D’autant qu’il est aujourd’hui  possible de contrôler le dosage de  façon à ce que vous puissiez conserver  vos capacités de mouvements  et celles de pousser au moment de  l’expulsion du bébé.

Un choix éclairé

«80% des femmes accouchent  sous péridurale», nous explique  le Docteur Guy Haller, médecin  anesthésiste, adjoint agrégé de  l’unité d’obstétrique de l’hôpital  de Genève. «Sachant que sur 4000  accouchements effectués dans  notre ville, seule une dizaine relève  d’une absence d’anesthésie due à  une contre-indication absolue. En  dehors du refus catégorique de la  patiente, d’une infection généralisée,  des problèmes neurologiques  déjà en place ou de troubles de la  coagulation, la péridurale peut être  posée pour toute maman en exprimant  la demande», nous informe le  spécialiste. Et ce jusqu’à dilatation  complète, sauf si le bébé est engagé  vers la sortie. «Plus elle est posée  coincé dans une porte. C’est ainsi  que Sonia, maman à Montreux,  avait envisagé tous les scénarios, y  compris celui de la césarienne avec  anesthésie générale. L’heure venue,  elle qui tourne de l’oeil quand  elle se coupe avec une feuille de papier,  a stoïquement passé les étapes  de l’accouchement et a accueilli son  bébé sans anesthésie. «Ce qui ne  m’a pas empêchée de me bourrer  d’antalgiques le mois suivant pour  une malheureuse carie» dit-elle, un  peu penaude. Pourtant le cas de  Sonia n’est pas isolé. Si la péridurale  est un droit, elle n’est pas une  obligation et chaque femme doit  pouvoir avoir accès aux informations  qui entourent ce geste associé  à la naissance de son enfant.  Quel que soit le choix, le Dr Haller  nous rappelle qu’un rendez-vous  avec le médecin-anesthésiste qui  répondra à vos questions ou vous  interrogera sur vos antécédents  médicaux, peut avoir lieu quelques  semaines avant la date prévue de  l’accouchement.  Une chose est sûre: les instants  qui entourent la mise au monde  de votre bébé vous appartiennent  et votre décision n’a rien à voir avec  le courage ou son absence, la force,  l’intelligence ou la maîtrise de vos  émotions. Que votre belle-soeur  n’ait pas eu envie ou qu’elle ait eu  besoin d’avoir une analgésie périaccouchement  ne la rendra pas  supérieure à vous… Même si c’est  ce qu’elle pense…  

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