Tout ce qu’il faut savoir pour attendre Bébé en toute sérénité

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Je suis enceinte! A qui dois-je m’adresser?

Si votre grossesse se confirme, rendez-vous chez votre médecin de famille, votre gynécologue ou au cabinet d’une sage-femme. Des centres de planning familial et de conseil en matière de grossesse vous sont aussi ouverts. Les contrôles effectués en cours de grossesse permettent de détecter les éventuels risques pour la mère ou l’enfant. Ils sont pris en charge par la caissemaladie. Des cours de préparation à l’accouchement sont également proposés aux futurs parents, dès le milieu de la grossesse. Pour une grossesse d’évolution favorable, le suivi médical se fait toutes les six semaines environ.

Quand dois-je informer mon employeur?

A vous de choisir le moment opportun, car rien ne vous oblige légalement à annoncer à votre employeur que vous êtes enceinte, et ce, quelle que soit l’avancée de votre grossesse. Par ailleurs, lors d’un entretien d’embauche, l’employeur serait bien mal avisé de vous demander si vous êtes enceinte ou si vous souhaitez avoir des enfants, à moins que votre état de grossesse ne soit incompatible avec le poste à pourvoir. Attention en revanche, ce n’est pas parce que vous êtes enceinte que vous ne pouvez pas être licenciée durant la période d’essai, dont la durée maximale est de trois mois.
Par ailleurs, sachez que si le poste que vous occupez est susceptible d’être nuisible au bon déroulement de votre grossesse, votre employeur doit vous proposer un poste approprié.

Enceinte, de quelles prestations puis-je bénéficier?

Afin de pouvoir toucher l’allocation maternité, il faut avoir été soumise à l’assurance maternité pendant les neuf mois précédant immédiatement la naissance de l’enfant (en cas de naissance avant terme, ce délai est réduit) et avoir exercé une activité lucrative durant au moins cinq mois pendant cette période. L’assurance-maladie prend en charge l’intégralité des frais et l’assurée n’a à payer ni franchise ni quote-part. La caisse-maladie supporte les coûts des examens préventifs, de la naissance, du suivi et des conseils en cas d’allaitement. Les coûts liés à la naissance à l’hôpital, dans une maison de naissance ou à domicile sont pris en charge. Les échographies ainsi que, en cas de risque élevé, l’analyse du liquide amniotique (amniocentèse) et l’analyse du placenta (prélèvement des villosités choriales) font partie des examens préventifs payés. Depuis le 1er m ars 2 014, l a LAMal (Loi fédérale sur l’assurance- maladie) exempte les femmes enceintes – à partir de la 13e semaine de grossesse et jusqu’à huit semaines après la naissance – de participer aux coûts de traitement en cas de complications ou de maladie. At tent ion, l’assurance - maladie ne participe aux coûts des cours de préparation à l’accouchement que si ceux-ci ont lieu en groupe et sont animés par une sagefemme. Le séjour hospitalier du bébé après la naissance est lui aussi pris en charge par la caisse-maladie de la mère, également sans franchise ni quote-part. Toutefois, si le nouveau-né tombe malade, c’est sa caisse-maladie qui paie et le régime de la participation aux coûts s’applique (franchise et quote-part).

Durant ma grossesse, suis-je protégée contre le licenciement?

Hormis pendant la période d’essai, les femmes sous contrat à durée indéterminée sont protégées contre le licenciement – sauf en cas de faute grave – pendant toute la durée de leur grossesse et des seize semaines qui suivent l’accouchement. Rappelons que ces dispositions s’appliquent même si, au moment du licenciement, la future mère ignorait son état de grossesse ou n’en a pas informé son employeur. Par ailleurs, si la salariée tombe enceinte après que son licenciement lui ait été notifié mais avant l’expiration de son délai de congé, ce dernier est alors suspendu pendant toute la grossesse et les seize semaines qui suivent l’accouchement. Le délai de congé ne recommencera à courir qu’au terme de ce délai de protection. Attention, si vous prenez un congé d’adoption, vous n’êtes pas protégée contre un éventuel licenciement.

Quelle est la durée du congé maternité?

En Suisse, le congé maternité démarre au jour de l’accouchement. La loi fédérale prévoit un congé maternité de quatorze semaines minimum. Dans le canton de Genève, le congé maternité est étendu à seize semaines.
La loi sur le travail interdit aux femmes de travailler pendant les huit semaines qui suivent l’accouchement, mais rien ne les empêche de reprendre le travail ensuite si elles le décident. En cas de reprise du travail avant l’expiration du congé maternité, le droit à l’allocation maternité s’éteint.

Doit-on souscrire une assurance prénatale? 

En concluant une assurance pour le nouveauné avant sa naissance, on peut obtenir des assurances complémentaires sans examen de santé, pour des soins non pris en charge par la LAMal: homéopathie, ostéopathie… Si le bébé est prématuré 

ou s’il a des problèmes de santé à sa naissance, il bénéficiera des prestations de l’assurance obligatoire de base, mais ce sera très difficile de conclure des assurances complémentaires.

J’aimerais allaiter mon enfant. Puis-je le faire au travail?

Oui, car le temps consacré à l’allaitement est intégralement considéré comme temps de travail; il ne peut être déduit ni d’un crédit d’heures supplémentaires ni des vacances. Toutefois, si l’allaitement a lieu hors de l’entreprise, seulement 50% du temps nécessité est considéré comme temps de travail. Les heures ne doivent pas être rattrapées.

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